Entretien avec Gabriel Pons qui participera pour la première fois au Manx Grand Prix de l’île de Man en 2026, course préparatrice pour les pilotes qui sont en route pour le Tourist Trophy. Entre préparation technique, retour de blessure et passion des road races, il nous raconte son projet.
TouristTrophy.fr : « Nous avons appris il y a quelques semaines que tu étais sur l’ile de Man en même temps que Stéphane Bednarek pour la formation des Newcomers, peux-tu nous dire comment tu t’es retrouvé là ? À quel moment tu t’es dit : “ok, je vais tenter l’île de Man” ? »
Gabriel Pons : « Alors ça pour le coup, c’est plutôt rigolo et il faut même remonter au nouvel an 2022 pour avoir la totalité de l’histoire. Je passe le réveillon avec mes amis membres de La team ITeM17 avec qui je roulais à l’époque en championnat du monde d’endurance, et on se met à parler de road races entre autres discussions motocyclistes. Aidé par l’ingestion de quelques coupes de champagne, je leur évoque mon rêve d’un jour, aller rouler en road racing et là banco ils me disent : allez on y va, on t’aide à préparer la moto, on vient avec toi pour t’aider, on te prête le matos plus quelques pneus et on va tous ensemble vivre l’aventure. Résultat, on se retrouve tous à Chimay 7 mois plus tard et on vit une aventure inoubliable. Pour l’Île de Man, ça s’est passé exactement pareil mais cette fois la discussion a eu lieu à l’occasion de mon anniversaire l’année dernière et cette fois-là c’était des pintes de bière à la place du champagne.
Tous autant qu’on est avons un attrait particulier pour l’Île de Man, le côté légendaire et totalement unique du truc. J’ai le feeling que c’est quelque chose d’institutionnel, genre une des merveilles du monde de la moto. Sans même parler de participation, on a tous envie d’au moins aller voir ça une fois dans notre vie. Alors si en plus on fait partie des engagés c’est que du bonus. »
TouristTrophy.fr : « Nous avons appris il y a quelques semaines que tu étais sur l’ile de Man en même temps que Stéphane Bednarek pour la formation des Newcomers, peux-tu nous dire comment tu t’es retrouvé là ? À quel moment tu t’es dit : “ok, je vais tenter l’île de Man” ? »
Gabriel Pons : « Alors ça pour le coup, c’est plutôt rigolo et il faut même remonter au nouvel an 2022 pour avoir la totalité de l’histoire. Je passe le réveillon avec mes amis membres de La team ITeM17 avec qui je roulais à l’époque en championnat du monde d’endurance, et on se met à parler de road races entre autres discussions motocyclistes. Aidé par l’ingestion de quelques coupes de champagne, je leur évoque mon rêve d’un jour, aller rouler en road racing et là banco ils me disent : allez on y va, on t’aide à préparer la moto, on vient avec toi pour t’aider, on te prête le matos plus quelques pneus et on va tous ensemble vivre l’aventure. Résultat, on se retrouve tous à Chimay 7 mois plus tard et on vit une aventure inoubliable. Pour l’Île de Man, ça s’est passé exactement pareil mais cette fois la discussion a eu lieu à l’occasion de mon anniversaire l’année dernière et cette fois-là c’était des pintes de bière à la place du champagne.
Tous autant qu’on est avons un attrait particulier pour l’Île de Man, le côté légendaire et totalement unique du truc. J’ai le feeling que c’est quelque chose d’institutionnel, genre une des merveilles du monde de la moto. Sans même parler de participation, on a tous envie d’au moins aller voir ça une fois dans notre vie. Alors si en plus on fait partie des engagés c’est que du bonus. »
TouristTrophy.fr : « Qu’est-ce que tu as ressenti en découvrant le tracé pour la première fois ? »
Gabriel Pons : « Franchement ça c’est dur à dire. Je n’ai rien ressenti de particulier j’ai surtout essayé d’être concentré sur les infos que nous ont donné les instructeurs. Aussi parce que d’une part je m’étais déjà pas mal préparé avant d’y aller, j’avais déjà bouffé des heures de caméra embarquée et fait des dizaines de tours sur le jeu vidéo Isle of Man TT 3 que je boucle sous les 19 minutes. Donc ça ne m’a pas choqué, même au contraire parce que les caméras embarquées selon la focale et le champ de vision ça fait carrément flipper parce que tu vois rien, t’as l’impression que chaque virage saute à la gueule. En vrai une fois sur place, c’est moins pire. Tu arrives quand même à voir loin dans beaucoup d’endroits. Y’a un seul truc qui m’a vraiment impressionné, c’est le dénivelé. Genre Barregarrow, Bray-Hill ou après Creg-Ny-Baa, tu ne peux pas imaginer la pente qu’il y a avant d’y avoir mis les pieds pour de vrai. Ce genre d’endroit ça force un peu l’humilité parce que je n’arrive pas trop à m’imaginer ce que ça fait de passer à fond là-dedans. »
TouristTrophy.fr : « Qu’est-ce que tu as ressenti en découvrant le tracé pour la première fois ? »
Gabriel Pons : « Franchement ça c’est dur à dire. Je n’ai rien ressenti de particulier j’ai surtout essayé d’être concentré sur les infos que nous ont donné les instructeurs. Aussi parce que d’une part je m’étais déjà pas mal préparé avant d’y aller, j’avais déjà bouffé des heures de caméra embarquée et fait des dizaines de tours sur le jeu vidéo Isle of Man TT 3 que je boucle sous les 19 minutes. Donc ça ne m’a pas choqué, même au contraire parce que les caméras embarquées selon la focale et le champ de vision ça fait carrément flipper parce que tu vois rien, t’as l’impression que chaque virage saute à la gueule. En vrai une fois sur place, c’est moins pire. Tu arrives quand même à voir loin dans beaucoup d’endroits. Y’a un seul truc qui m’a vraiment impressionné, c’est le dénivelé. Genre Barregarrow, Bray-Hill ou après Creg-Ny-Baa, tu ne peux pas imaginer la pente qu’il y a avant d’y avoir mis les pieds pour de vrai. Ce genre d’endroit ça force un peu l’humilité parce que je n’arrive pas trop à m’imaginer ce que ça fait de passer à fond là-dedans. »
TouristTrophy.fr : « On parle d’un circuit mythique, mais aussi extrêmement exigeant. Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
Gabriel Pons : « Le dénivelé clairement, et certains endroits où le revêtement est vraiment en mauvais état. Genre entre Sulby Corner et jusqu’à Ramsey ce n’est vraiment pas beau à voir, c’est le genre d’endroit où il me tarde pas de devoir passer hahahaha ! Au contraire, y’a d’autres endroits où le revêtement est nickel et ça donne carrément envie, comme entre Ramsey hairpin et jusqu’à Gooseneck, pas mal d’endroits dans la montagne où c’est vraiment « clean » ou encore toute la partie autour de Glen Helen. »
TouristTrophy.fr : « On parle d’un circuit mythique, mais aussi extrêmement exigeant. Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
Gabriel Pons : « Le dénivelé clairement, et certains endroits où le revêtement est vraiment en mauvais état. Genre entre Sulby Corner et jusqu’à Ramsey ce n’est vraiment pas beau à voir, c’est le genre d’endroit où il me tarde pas de devoir passer hahahaha ! Au contraire, y’a d’autres endroits où le revêtement est nickel et ça donne carrément envie, comme entre Ramsey hairpin et jusqu’à Gooseneck, pas mal d’endroits dans la montagne où c’est vraiment « clean » ou encore toute la partie autour de Glen Helen. »
TouristTrophy.fr : « Je discutais avec Pierre-Yves Bian il y a quelques jours et il me dit, « Gabriel Pons, super sympa, super gars, il va vite et il me fait penser à Guy Martin ». On te la fait souvent celle-là ? »
Gabriel Pons : « Et ben déjà, c’est sympa et flatteur ! Merci Pierre-Yves avec qui on se connaît depuis plus de 15 ans. On a débuté le 600cc ensemble en 2011 en Trophée Pirelli et je me souviens qu’on s’était de suite rencontré et qu’on avait discuté. Comme il venait de la course de côte, il portait déjà les couleurs blanches à pois rouges en référence au maillot du meilleur grimpeur en cyclisme, c’est un clin d’œil qui m’avait beaucoup amusé. Du coup j’avais suivi par la suite son parcours en road-race avec un regard admiratif et envieux. On peut dire qu’aujourd’hui c’est une sacrée référence en la matière. Quand je suis parti pour faire Chimay, je l’avais appelé pour savoir comment m’y prendre et il m’avait bien aidé. Idem pour le Manx GP, il fait partie de ceux qui m’ont conseillé et ça aide beaucoup quand on est un parfait néophyte comme moi.
Pour le côté Guy Martin, oui on me l’a fait régulièrement et ça c’est à cause des Rouflaquettes qu’on n’est pas nombreux à porter. Pour le reste, je n’assume aucune autre comparaison hahahaha ! »
TouristTrophy.fr : « Je discutais avec Pierre-Yves Bian il y a quelques jours et il me dit, « Gabriel Pons, super sympa, super gars, il va vite et il me fait penser à Guy Martin ». On te la fait souvent celle-là ? »
Gabriel Pons : « Et ben déjà, c’est sympa et flatteur ! Merci Pierre-Yves avec qui on se connaît depuis plus de 15 ans. On a débuté le 600cc ensemble en 2011 en Trophée Pirelli et je me souviens qu’on s’était de suite rencontré et qu’on avait discuté. Comme il venait de la course de côte, il portait déjà les couleurs blanches à pois rouges en référence au maillot du meilleur grimpeur en cyclisme, c’est un clin d’œil qui m’avait beaucoup amusé. Du coup j’avais suivi par la suite son parcours en road-race avec un regard admiratif et envieux. On peut dire qu’aujourd’hui c’est une sacrée référence en la matière. Quand je suis parti pour faire Chimay, je l’avais appelé pour savoir comment m’y prendre et il m’avait bien aidé. Idem pour le Manx GP, il fait partie de ceux qui m’ont conseillé et ça aide beaucoup quand on est un parfait néophyte comme moi.
Pour le côté Guy Martin, oui on me l’a fait régulièrement et ça c’est à cause des Rouflaquettes qu’on n’est pas nombreux à porter. Pour le reste, je n’assume aucune autre comparaison hahahaha ! »
TouristTrophy.fr : « Tu ne roules pas en tant que pilote professionnel à l’année, tu as un job à côté ? »
Gabriel Pons : « Non effectivement, dans la vie civile je suis technicien suspensions chez Révolte Racing à Toulouse. On est un atelier spécialisé dans la suspension moto, et grâce à mon boss qui est un véritable passionné et qui m’apporte un important soutien avec les congés je peux mener mes activité en course moto comme bon me semble. »
TouristTrophy.fr : « Quand on parle des courses sur route, on aborde souvent le sujet des jeunes pilotes amateurs qui viennent avec une moto, un barnum et qui bricolent eux même la bécane le soir. C’est le côté authentique des road races, tu t’organise comment toi ? »
Gabriel Pons : « Alors oui pour le côté « Continental Circus » avec le barnum et la bonne franquette, mais bricoler moi-même non. Déjà je ne suis pas trop friand du terme « bricolage », surtout quand il s’agit de l’Île de Man hahahaha. Ce que je veux c’est me concentrer sur ce que j’ai à faire au guidon et pas avoir à me préoccuper des boulons ou de n’importe quoi d’autre. Sur ce point-là, je peux compter sur mon équipe. Ce sont mes amis, mais aussi des professionnels de la mécanique, formés à l’endurance et donc solidement qualifiés et expérimentés. Ils seront là pour assurer le boulot sur la moto et ce seront eux aux manettes pour la préparation en amont. En la matière, j’ai une confiance absolue en eux qui découle de nombreuses années de collaboration en Endurance et en Superbike.
Pour le côté logistique je peux faire l’exact même constat. Aussi j’aurais avec moi deux ex-pilotes du Tourist Trophy, Joe Akroyd qui est actuellement mon coéquipier sur la MetisS en EWC et Robbie Watterson qui est un habitant de l’Île. Ils seront là pour nous apporter leur expertise sur tous les paramètres spécifiques à l’Île de Man et au Manx GP. Donc je peux dire que je serai très bien entouré, et c’est une condition sinequanone à ma participation. »
TouristTrophy.fr : « Quand on parle des courses sur route, on aborde souvent le sujet des jeunes pilotes amateurs qui viennent avec une moto, un barnum et qui bricolent eux même la bécane le soir. C’est le côté authentique des road races, tu t’organise comment toi ? »
Gabriel Pons : « Alors oui pour le côté « Continental Circus » avec le barnum et la bonne franquette, mais bricoler moi-même non. Déjà je ne suis pas trop friand du terme « bricolage », surtout quand il s’agit de l’Île de Man hahahaha. Ce que je veux c’est me concentrer sur ce que j’ai à faire au guidon et pas avoir à me préoccuper des boulons ou de n’importe quoi d’autre. Sur ce point-là, je peux compter sur mon équipe. Ce sont mes amis, mais aussi des professionnels de la mécanique, formés à l’endurance et donc solidement qualifiés et expérimentés. Ils seront là pour assurer le boulot sur la moto et ce seront eux aux manettes pour la préparation en amont. En la matière, j’ai une confiance absolue en eux qui découle de nombreuses années de collaboration en Endurance et en Superbike.
Pour le côté logistique je peux faire l’exact même constat. Aussi j’aurais avec moi deux ex-pilotes du Tourist Trophy, Joe Akroyd qui est actuellement mon coéquipier sur la MetisS en EWC et Robbie Watterson qui est un habitant de l’Île. Ils seront là pour nous apporter leur expertise sur tous les paramètres spécifiques à l’Île de Man et au Manx GP. Donc je peux dire que je serai très bien entouré, et c’est une condition sinequanone à ma participation. »
TouristTrophy.fr : « En aout tu prendras donc le départ du célèbre circuit de l’île de Man, peux-tu nous en dire un peu plus sur ta moto, sa préparation ?
Gabriel Pons : « Grâce à un sympathique coup de main que j’ai reçu de Honda France, la moto ce sera une Honda CBR600-RR 2025, modèle « HRC Race-Base ». Je suis extrêmement heureux de ça, cette moto est livrée quasiment prête à courir avec tout l’équipement HRC disponible au catalogue. Sur le papier, j’ai déjà sur la moto toutes les pièces « performance » dont on aura besoin. Donc niveau préparation, on ne va pas avoir grand-chose à faire d’autre que fiabiliser au maximum les montages pour avoir la moto la plus robuste possible. Dans l’idée, je veux garder la moto la plus proche possible de sa configuration d’origine pour profiter au maximum de la réputation de fiabilité dont jouit la 600 CBR. »
Comme on est un peu ric-rac niveau budget, on ne va pas avoir à notre disposition beaucoup de pièces de rechange, donc on va faire le maximum pour la fiabilité et se foutre de l’aspect performance. »
TouristTrophy.fr : « Comme on le sait, la moto c’est un budget, tu as des sponsors qui t’aident sur cet événement ? »
Gabriel Pons : « Oui évidemment, sans mes partenaires rien ne serait possible. C’est un secret pour personne que la course moto coûte un bras, et si je devais compter uniquement sur mon salaire je ne ferai pas grand-chose. Pour la moto et son équipement, j’ai pu compter sur Honda France et Horizon Motos 95. Pour le reste du matos, ce sont mes partenaires « historiques » qui ont répondu présent à commencer par DSF Motos le magasin de mon beau-père et JBS Moto à Toulouse qui est le magasin de mon patron. A travers eux, ce sont les fournisseurs qui se joignent à l’effort de guerre : notamment Bihr et Dépot Racing. Sur le plan financier, j’ai plusieurs partenaires professionnels qui m’apportent de l’aide : Kart Taylor Transports, K2F Construction, Casadei SARL, l’ASMAB mon moto-club du circuit de Nogaro entre autres. Et enfin, j’ai quelques particuliers qui mettent la main à poche pour rendre tout ça possible. J’en profite pour adresser à tous les concernés mes plus chaleureux remerciements ! »
TouristTrophy.fr : « Comme on le sait, la moto c’est un budget, tu as des sponsors qui t’aident sur cet événement ? »
Gabriel Pons : « Oui évidemment, sans mes partenaires rien ne serait possible. C’est un secret pour personne que la course moto coûte un bras, et si je devais compter uniquement sur mon salaire je ne ferai pas grand-chose. Pour la moto et son équipement, j’ai pu compter sur Honda France et Horizon Motos 95. Pour le reste du matos, ce sont mes partenaires « historiques » qui ont répondu présent à commencer par DSF Motos le magasin de mon beau-père et JBS Moto à Toulouse qui est le magasin de mon patron. A travers eux, ce sont les fournisseurs qui se joignent à l’effort de guerre : notamment Bihr et Dépot Racing. Sur le plan financier, j’ai plusieurs partenaires professionnels qui m’apportent de l’aide : Kart Taylor Transports, K2F Construction, Casadei SARL, l’ASMAB mon moto-club du circuit de Nogaro entre autres. Et enfin, j’ai quelques particuliers qui mettent la main à poche pour rendre tout ça possible. J’en profite pour adresser à tous les concernés mes plus chaleureux remerciements ! »
TouristTrophy.fr : « Il y a quelques mois tu as eu un accident qui n’a rien à voir avec la course ? »
Gabriel Pons : « Oui, à la fin novembre j’ai eu un vilain accident de la circulation alors que je rentrais du boulot en moto, collision frontale avec une bagnole de ma faute suite à une faute d’inattention. Je fais le trajet à moto quatre fois par jour et j’avais la tête dans la lune, j’ai refusé la priorité sur un sens unique à une voiture que je n’avais pas vu qui ne m’avait pas vu non plus dans un endroit un peu mal fichu.
Résultat je me suis salement amoché notamment à la jambe gauche : fémur cassé, fracture ouverte de la rotule avec arrachement des ligaments et deux côtes cassées. Je suis toujours en convalescence actuellement, même si j’ai pu reprendre le boulot et que j’ai pu rouler à nouveau en Supermotard et en vitesse. J’espère être de retour à 100 % d’ici quelques semaines. »
TouristTrophy.fr : « Pour une première participation au Manx GP, c’est quoi l’objectif ? »
Gabriel Pons : « Absolument aucun objectif autre que prendre du plaisir à piloter, apprendre la piste et vivre une nouvelle aventure inoubliable avec mon équipe d’amis. »
TouristTrophy.fr : « Le Manx est souvent une étape vers le Isle of Man TT. Est-ce que c’est quelque chose que tu envisages ? »
Gabriel Pons : « Je n’envisage rien du tout hahahaha ! On part dans le même état d’esprit que quand on a fait Chimay pour la première fois. Humilité, découverte step by step, pas d’objectifs et surtout pas de plans sur la comète. Je n’exclus absolument pas que ça ne me plaise pas ou que la peur ait le dessus sur le plaisir de piloter, auquel cas on s’arrêtera là et je serai très heureux et fier de l’avoir fait au moins une fois. Si ça m’a plu et que je me suis amusé, on discutera de la suite au prochain apéro hahaha ! »
TouristTrophy.fr : « Si tout se passe bien cet été, la suite pour toi, ce serait quoi ? »
Gabriel Pons : « Mon planning de courses cette année est très chargé, et l’Île de Man n’est pas un objectif prioritaire pour moi, ce n’est que du bonus et que pour le plaisir. Je suis très impliqué dans l’EWC à travers le Team MetisS, donc le Bol d’Or sera une étape très importante de ma saison : la moto commence à être très performante et il est urgent que l’on aille chercher un résultat que mérite l’équipe. Pour les 24h de Barcelone je suis engagé dans un Team Espagnol Català Racing, équipe officielle Kawasaki avec qui l’objectif n’est rien d’autre que la gagne. Aussi je vais participer à l’intégralité de l’European Endurance Classic, où l’on mettra tout en œuvre pour aller chercher le titre à la fin de la saison. Une fois que tout ça sera fait, on discutera de 2027 hahahaha ! »
TouristTrophy.fr : « Merci beaucoup Gabriel pour cet échange et pour nous avoir raconté ton projet pour le Manx Grand Prix. Rendez-vous en août prochain à l’île de Man où nous te retrouverons aux côtés de toute l’équipe de West Euro Bikes et de TouristTrophy.fr ! En attendant, nous te souhaitons une bonne préparation et le meilleur pour ta première participation sur le Mountain Course ! »
Crédits photos : Fabrice Guyon, Pierre Clément, Bulb Project et Tobias Gehrke